Matthias Felk en première ligne.
Matthia Felk en première ligne au conseil régional.
Nommé vice président chargé de l'économie , il veut aussi rester très présent sur notre territoire .
Il est chargé de mettre en place rapidement une conférence sur les entreprises en difficultés et sera présent dans les Conseils d'administrationdes lycées de l'arrondissement.
Pour cela, Matthias s'est mis en congés de ses anciennes fonctions , pour avoir plus de temps à consacrer à ses électeurs lot et garonnais
AQUITAINE EN DEVENIR
Compte rendu du
« Forum départemental des rencontres Aquitaine »
Marmande, le 28 novembre 2009
Pour une
Aquitaine Innovante, Solidaire, Ecologique
La toute première partie de l’après midi a été consacrée à un portrait démographique de l’Aquitaine et du département par CH.Bergougnan, docteur en démographie à BX IV ;
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La région a une population qui augmente régulièrement, mais cette progression est essentiellement due à une augmentation des migrations et non au solde naturel .Jusqu’aux années 90, la population se concentrait à l’ouest et sur la côte, aujourd’hui elle se développe à l’intérieur du territoire.
Pour le 47, la population en 2006 s’élève à 322.000 habts, en 2035 il est prévu 355.000 habts, chiffre pratiquement atteint aujourd’hui .
Pourquoi cet attrait et quels sont les points de faiblesses qui demeurent ?
-Attractivité : les paysages, le climat, l’énergie moindre à utiliser, … mais comment à l’heure d’une mobilité motorisée accrue garder la beauté des paysages et leurs attraits ?
Cette attractivité démographique doit tirer la croissance économique. Alors se pose la question sur la sphère productive et sur l’innovation locale
-Les principales arrivées sont des jeunes couples avec enfants attirés par les attraits et par un foncier moins cher que dans d’autres régions. Mais existent des départs de jeunes diplômés car ils entrent en concurrence avec les jeunes couples plus expérimentés. Se pose alors la question du maintien au pays des jeunes diplômés locaux.
-Bordeaux reste le pôle de concentration étudiant, malgré les ouvertures universitaires à Agen et autres, en fait les étudiants finissent tous leur cursus sur Bordeaux et souvent ont apprécié la grande ville et souhaitent y séjourner.
-Les villes secondaires sont devenues des pôles de vieillissement important. La question des espaces d’accueil se pose, d’autant plus que le corps médical rural est en pleine transformation et affaiblissement.
-Les disparités des territoires sur la région restent fortes avec l’étalement de Bordeaux à cause de la flambée du cout des logements. Désormais, le Langonnais et le Réolais deviennent des « banlieues » bordelaises. La question de la prise en charge de ces populations se pose pour les collectivités territoriales, ainsi que l’action sociale envers ces populations.
Après cette introduction, les 3 qualificatifs aquitains ont été développé soit Ecologie, solidarité, innovation
I.Aquitaine écologie
a. a.Le défi énergétique (Mme Hérard, directrice du CAUE 47)
Nécessité de diviser par 4 les gaz a effet de serres d’ici 2050
Constat que les sols et la végétation actuelle ne peuvent plus absorber le surplus de GES : donc équilibre est menacé... il faut s’adapter et réduire la vulnérabilité du territoire.
Constat dans le 47 sur l’habitat : Pb de la chaleur en centre ville été et Pb de l’humidité en hiver et des effets de condensation
Possibilités : habitat passif à construire, multiplier les zones végétales autour des villes : par des vergers, des plantations d’arbres... créer des ceintures vertes
Mettre en place des éco-bourgs, imposer dans les PLU la gestion de l’eau de pluie et surtout maitriser le bâti. Le 47 a une surface urbanisée par habitant de 1400 m² contre 1000 m² dans le reste de l’Aquitaine et 700m² en France. IL faut arrêter l’envolée de cette urbanisation. Cet arrêt permettrait d’établir des pistes pour remédier aux défis climatique, alimentaire (plus de terres) et énergétique.
b.Mr Berthoumieu (asso climatologie de la moyenne Garonne) a abordé la problématique de l’eau en insistant sur le fait que depuis plusieurs dizaines d’années, l’eau est gérée à l’anglo-saxonne, (quand elle manque on ferme le robinet et on attend la pluie en Grande Bretagne, Nord de l’Europe) Nous somme ici dans un contexte plus méridional et la pluie n’est pas systématiquement au rendez vous !
Pistes de réflexion : stoker l’eau douce chez les particuliers (toit..), chez les agriculteurs (lacs de 2° génération), renflouer les puits quand l’eau est abondante.
En été, quand il fait chaud, il faut de l’eau (les Romains savaient déjà cela en donnant 1m3 par jour et par habitant), voir les brumisateurs en Espagne (expos Séville, Saragosse), multiplier les vergers près et dans les villes, ils procurent plus d’humidité qu’un champ de maïs !
c .P.Grizou, président d’Arbio, a fait le point sur la croissance du bio (+25 à 30% /an)
Et souligné que nous sommes la 1° région française en activité bio. Il a repris l’idée des vergers bio près des centres urbains et voudrait essayer de le faire comprendre aux élus. De ce fait le département s’engage dans le salon du Bio, en Mai –juin 2010 pour sensibiliser encore plus les populations, les acteurs et les élus.
II .Aquitaine solidaire
a. Jeunesse et éducation (Mr Tarreau, FOL)
Il a souligné la disparité parmi la jeunesse et posé la question du positionnement des jeunes qui ne réussissent pas, alors que se mettent en place les pôles d’excellence.
De plus le rôle de consommateur-acteur des jeunes devrait être accentué dans notre société du tout consommable.
b. la formation tout au long de la vie (D.Ventalou ; ADES)
A présenté des pistes de travail :
Revoir les liens entre emploi et formation, y inclure plus de souplesse, les formations se développent sans synergie avec les acteurs, elles sont inadaptées donc à revoir
La formation est devenue un marché, elle est coupée des réalités, on le voit dans les services à la personne et le manque de coordination qui
A montré la nécessité d’éradiquer la pauvreté individuelle et spatiale, par une orientation plus proche des capacités des individus et de les aider dans la recherches de travaux épanouissants.
De développer les compétences en soutenant des initiatives hors normes et de développer par exemple le passeport de compétences
L’action primordiale devient la transversalité avec l’articulation des objectifs. Cela commence avec les touts petits et donc que peut on faire pour ces touts petits en Aquitaine ?
Orienter ensuite sans discriminer, avoir de l’ambition, ne pas mettre à l’écart les populations avec aides et allocations !
c.Les services publics à travers le dossier de la démographie médicale
Le constat fait par le docteur Mourgues, président de l’ordre des médecins en 47 est sombre.
Un seul bassin connaît une démographie médicale correcte : le grand Agen. Le Villeneuvois est en grande difficulté. 2 cantons n’ont plus de médecins et 54 % des médecins du 47 ont plus de 55 ans. Le 47 est le plus vieux département de France.
Comment attirer de jeunes médecins ?
Sachant que le corps se féminise de plus en plus, que seulement 10% des médecins d’une promotion choisissent la médecine libérale.
Il faut améliorer l’attractivité du territoire, définir des aires de santé, faire émerger des projets centrés sur le Patient essentiellement en intégrant services médicaux et para-medicaux.
Une commission inter-institutionnelle a été créée auprès du Conseil général avec divers services, elle pourrait être porteuse de différents remèdes !
Enfin le 47 est marqué par une grande précarité et de plus en plus de personnes à mobilité déduite : autre constat à prendre en compte
III. Aquitaine innovante
Intervention de T.Breuzet, président de Danival sur la compétitivité et l’attractivité du territoire :
En améliorant la perception de la qualité de vie en 47, surtout auprès des entreprises
En insistant sur le potentiel de main d’œuvre qualifiée locale surtout dans l’agriculture par l’histoire économique même du département
avec des productions de qualité, et surtout sans perdre la traçabilité des produits jusqu’aux linéaires de vente.
Intervention de B.Barral, PDG de Barral S.A et président de Prod’IAA, sur agriculture et agriculture agro-alimentaire
Comment faire de l’agro alimentaire un chantier d’innovations en 47 ?
Tous les 10 ans les consommateurs changent leur façon de consommer. Les produits bios alimentaires ont le vent en poupe. Le 47 a des avantages : agropole et agrotech, une agriculture dynamique, des centres de recherches sur Sainte Livrade...
Mais des difficultés liées : à la taille des entreprises très petites, beaucoup de PME et qui ont des difficultés avec leurs fonds propres.
Pistes de travail pour faire du 47 un département innovant :
-Mutualiser des actions, (cas avec le C.I.E.L,) avec des missions de prospective, cela permet de répartir les coûts.
-Venir en aide aux PME en matière financière, mais la loi l’interdit quand les fonds sont locaux !
-emprunt de la région pour aider les PME comme vient de le faire « les pays de Loire »
Clôture de P.Camani, président du Conseil général et d’A.Rousset, président du Conseil régional.
*P.Camani a insisté sur le partenariat entre département et région à travers un exemple sur les espaces de baignade dans le département, quand le département met 1€, la région s’est engagée à mettre 2€...
*A. Rousset a insisté sur l’échelon régional, le plus capable, pour développer le territoire et être un interlocuteur de poids. Il a fustigé le jacobinisme de l’Etat, auquel il demande de ne s’intéresser qu’aux compétences régaliennes et de laisser la région « se prendre en main »
Il a évoqué des piste de travail sur les Pbs liés à la santé : ligne budgétaire qui va grimper de + de 20% dans les dépenses des ménages
Il veut mettre en place :
-des préventions santé plus fortes auprès des lycéens
-suivre le problème de l’orientation dès la classe de 3°. Un partenariat région département devrait se mettre en place pour éviter les élèves laissés pour compte.
- travailler sur le passage de la 1° année universitaire qui voit un grand nombre de jeunes étudiant abandonner ;
En matière écologique, il veut :
-que les collectivités maitrisent les bois et forets et replantent,
- se dit favorable aux ceintures maraichères associées à des coopératives en favorisant le bio.
Notre région a un budget 6 fois moindre que celui du Pays Basque Espagnol , nous sommes une petite région budgétaire, mais pas en initiatives et surtout nous avons un grand territoire avec une augmentation régulière d’étudiants , la 4° place pour la création d’entreprises , une grande richesse agricole , mais peu de dépôts de brevets et des zones en difficultés comme Fumel .. Mais c’est par le niveau régional que les pbs doivent et peuvent se régler.
Marmande 28/11/09